La fonderie Caterpillar

 

La fonderie quitte le giron de Caterpillar en 1994. Le premier constructeur américain de matériels de travaux publics, qui contrôlait depuis 1974 cette entreprise de 400 salariés, vient de céder la fonderie à son compatriote American Bailey.

Spécialisée dans la fabrication de pièces à parois minces (blocs de moteur Diesel, culasses, carters de transmission, essieux) la fonderie disposait d’un outil industriel rénové. Mais, revers de la médaille, elle travaillait à 80 % pour les usines du groupe Caterpillar.

American Bailey dépose le bilan la veille de Noël devant le tribunal de commerce d’Evreux, en espérant sans doute pouvoir tirer un trait sur le passé et redémarrer dès 1999. La fonderie a encore produit 23 000 tonnes de pièces de fonte en 1998 mais elle n’a jamais su s’émanciper véritablement de Caterpillar qui absorbait jusqu’ici 80 % de la production et qui s’était engagé, lors de la cession, à continuer de s’y fournir jusqu’en 1999. Le temps, pour la fonderie, de diversifier sa clientèle.

Décrocher de nouveaux contrats s’est révélé difficile sur un marché en sur-capacité. La fonderie devant affronter la concurrence des mexicains et des brésiliens, qui proposaient des prix inférieurs de 20 à 30 %. En 1996 le départ de 100 personnes dans le cadre d’un plan social, n’ont pas suffi. La fin programmée des engagements de Caterpillar et des perspectives de production en baisse ont accéléré la chute.

 

01

02

03

04

05

06

07

08

09

10

11

59

65

68

74

79

81

97

P1070879

P1070886

P1070889

P1070894

P1070901

P1070904

P1070944

 

P1070946