Le « vieux pays » de Goussainville

 

La lente agonie du « Vieux Pays » remonte à l’installation de l’aéroport Charles-de-Gaulle en 1974. L’aéroport n’est distant que de 5 km du village et le Vieux Pays est pile dans l’axe des pistes. Les habitants du village voient passer un avion au dessus de leur tête à basse altitude toutes les 3 minutes. Le village sera classé en zone A, zone de bruit intense et ADP sera contraint par décret de racheter les maisons en bout de pistes, pratiquement au double de leur valeur, aux habitants qui souhaitent partir.

Les six morts et les 20 blessés du crash du Tupolev, le 3 juin 1973, qui détruit plusieurs habitations et une école maternelle de la ville, accéléreront l’hémorragie. ADP fera ainsi progressivement l’acquisition de 144 propriétés dont 80 maisons. Mais parce qu’elles sont situées dans le périmètre de l’église classée Saint-Pierre-Saint-Paul, elles ne pourront pas être démolies. Elles seront donc murées et laissées à l’abandon. Le village passe de 1000 habitants à 300 habitants.

En 2009, la ville rachète les terrains à ADP pour un euro symbolique. Un atelier artistique destiné aux habitants pour remettre de la couleur sur les façades ; c’est le projet lancé la municipalité de Goussainville au Vieux Pays. Premier pas vers la réhabilitation.

 

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